Manger et boire en randonnée : le guide de l'autonomie

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 24 juin 2026
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Manger et boire en randonnée

Bien s’alimenter, c’est ce qui fait la différence entre tenir plusieurs jours avec le sourire et s’effondrer au troisième. Et tout l’art, en autonomie, est d’emporter assez pour ne jamais flancher sans porter un gramme de trop, surtout pour le poste le plus lourd de tous : l’eau. Voici le tour complet, de l’hydratation à la gestion des déchets, avec un guide dédié pour chaque sujet.

L’eau, le consommable le plus lourd

On commence par le nerf de la guerre. Combien d’eau par jour (et pourquoi en porter peu en rechargeant souvent), comment reconnaître la déshydratation avant qu’il soit tard, dans quoi la porter, et le revers méconnu de l’hydratation, les électrolytes et l’hyponatrémie.

L’énergie et la nutrition

Côté calories, on apprend à estimer ses besoins et calculer son autonomie, à équilibrer glucides, lipides et protéines, et à choisir ses aliments par leur densité calorique pour manger léger sans manquer d’énergie.

Composer ses repas sur la journée

Tout se joue sur le rythme alimentaire d’une journée : un petit-déjeuner qui lance la machine, des en-cas réguliers contre le coup de pompe, un dîner chaud qui répare. Et si vous suivez un régime, on peut très bien manger végétarien ou sans gluten en trek.

Cuisiner en bivouac

La cuisine de trek tient en deux gestes, bouillir et réhydrater. On choisit son réchaud, on estime le gaz à emporter, on respecte les règles de sécurité qui ne se négocient pas, on cuisine malin avec une popote minimaliste, et on garde toujours de quoi manger sans réchaud en secours.

Trouver et traiter l’eau

En autonomie, l’eau vient de la nature. On apprend à trouver et choisir un bon point d’eau, à la traiter (filtre, pastilles, ébullition), et à gérer les cas particuliers comme une eau trouble ou un filtre qui gèle.

Le fil rouge de tout ça. Manger et boire en rando, c’est un équilibre permanent entre en avoir assez et ne pas se charger. On vise dense, on porte peu d’eau en rechargeant souvent, on grignote régulièrement. Réglé une fois, ça devient un réflexe, et c’est ce qui fait qu’on tient la distance sans s’épuiser sous un sac trop lourd.

Et le reste

Deux sujets pour compléter : l’arbitrage lyophilisé ou repas maison, et l’alimentation par temps froid, où le corps brûle plus et où l’eau gèle. Enfin, parce qu’on aime ces endroits, on apprend à gérer ses déchets sans laisser de trace.

Deux questions qui reviennent

Combien faut-il manger et boire par jour en trek ? Environ 0,5 à 1 litre d’eau par heure d’effort, et autour de 700 g de nourriture dense par jour et par personne (soit ~2 500 à 4 500 kcal selon l’effort).

Comment ne pas porter trop lourd ? En misant sur la densité calorique (manger sec et gras) et en ne portant que l’eau nécessaire entre deux points de recharge, plutôt que tout d’un bloc.


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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.