Sécurité du réchaud en randonnée : ne jamais cuisiner dans une tente fermée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 6 juillet 2026
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Sécurité du réchaud : les règles qui ne se négocient pas

Le réchaud est un outil simple et fiable, mais c’est aussi une flamme et une combustion, donc un objet à respecter. La plupart des accidents viennent d’une seule erreur, répétée par méconnaissance, et elle peut être mortelle. Autant la connaître clairement, parce que sur ce sujet, il n’y a pas de demi-mesure.

Jamais dans une tente fermée

C’est la règle absolue : on ne cuisine jamais dans une tente fermée, ni dans aucun espace confiné. La raison est invisible, et c’est ce qui la rend dangereuse. Un réchaud qui brûle consomme l’oxygène et dégage du monoxyde de carbone, un gaz incolore, inodore, qu’on ne détecte pas. En espace clos, il s’accumule, et il endort avant de tuer, sans le moindre signal d’alerte. Chaque année, des accidents surviennent ainsi, par froid ou par pluie, quand on a cédé à la tentation de cuisiner à l’abri sous la tente fermée. La chaleur d’un repas ne vaut jamais ce risque. On cuisine dehors, ou sous un auvent largement ouvert et bien ventilé, jamais dans le volume clos où l’on dort.

Les autres règles de bon sens

Au-delà du monoxyde, quelques précautions évitent brûlures et incendies. On installe le réchaud sur un sol stable et plat, pour qu’une casserole d’eau bouillante ne se renverse pas. On le tient à l’écart de tout ce qui peut prendre feu : herbes sèches, duvet, tente, vêtements. On se met à l’abri du vent mais jamais à l’abri de l’air, avec un pare-vent qui protège la flamme sans l’enfermer. Et on ne quitte pas un réchaud allumé des yeux. Par grand froid, garder la cartouche au chaud avant usage améliore l’allumage, mais ne change rien aux règles de sécurité.

La tentation du soir de pluie. Il pleut, il fait froid, et l’idée de cuisiner bien au sec sous la tente fermée est terriblement séduisante. C’est exactement là que le drame arrive. Quand le temps est mauvais, on cuisine sous l’auvent grand ouvert, ou dans l’abside bien ventilée, jamais portes fermées. J’ai toujours en tête que ce gaz ne prévient pas : on s’endort, et on ne se réveille pas.

Deux questions qui reviennent

Peut-on cuisiner sous la tente ? Jamais portes fermées. Le monoxyde de carbone s’y accumule, invisible et mortel. On cuisine dehors ou sous un auvent largement ouvert et ventilé.

Pourquoi le réchaud est-il dangereux en espace clos ? Parce qu’il dégage du monoxyde de carbone, un gaz incolore et inodore qu’on ne détecte pas, et qui endort avant de tuer. La ventilation est vitale.

Ces règles de sécurité sont essentielles et ne souffrent pas d’exception.


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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.