Quel réchaud choisir pour la randonnée ? Gaz, alcool, bois, essence

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 5 juillet 2026
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Quel réchaud choisir pour la randonnée

Le réchaud sert avant tout à une chose : faire bouillir de l’eau, pour un plat lyophilisé, une soupe ou un thé. À partir de là, quatre familles existent, et le bon choix dépend surtout de votre usage et des conditions. Voici ce que chacune fait bien, et là où elle coince.

Le gaz : simple et fiable

C’est le choix par défaut, et pour de bonnes raisons. Un réchaud à gaz est léger, compact, s’allume en quelques secondes et chauffe fort, avec un réglage précis de la flamme. Pour l’immense majorité des randonneurs, c’est la solution la plus pratique et la plus fiable. Son seul vrai bémol : selon la destination, trouver la bonne cartouche n’est pas toujours évident, et le gaz perd de l’efficacité par grand froid. Pour estimer la quantité à emporter, voyez combien de gaz prévoir.

L’alcool : léger et minimaliste

Le réchaud à alcool séduit les adeptes du poids plume : il est très léger, souvent minuscule, et peu coûteux à l’achat comme à l’usage. En échange, son rendement est faible, donc il met plus de temps à faire bouillir l’eau, et il craint le vent. C’est un choix d’initié, parfait pour qui privilégie la légèreté et accepte un peu de patience.

Le bois : combustible gratuit, mais

Le réchaud à bois a un argument imbattable : le combustible se ramasse sur place, gratuitement. Mais il présente un vrai risque d’incendie, surtout en saison sèche, et il est carrément interdit dans bien des zones soumises à restriction de feu. Il salit la popote, dépend de trouver du bois sec, et demande de l’attention. À réserver à des contextes précis et toujours dans le respect des règles locales.

L’essence et le multicombustible : pour les conditions dures

Les réchauds à essence ou multicombustibles offrent une fiabilité inégalée dans le froid extrême et en haute altitude, là où le gaz peine. Ils acceptent différents carburants, ce qui est précieux en expédition lointaine. Le revers : ils sont plus lourds, demandent un préchauffage et un entretien régulier, et sont plus bruyants. C’est l’outil des conditions exigeantes, pas de la sortie du dimanche.

Mon conseil pour débuter. Commencez au gaz, sans hésiter. C’est le meilleur rapport simplicité-fiabilité-poids pour 90 % des sorties, et vous ne vous battrez pas avec votre matériel le soir, fatigué, sous la pluie. On explore l’alcool ou le multicombustible plus tard, quand on sait précisément pourquoi on en a besoin.

Deux questions qui reviennent

Quel réchaud pour débuter ? Le gaz. Simple, léger, fiable, il couvre la grande majorité des besoins sans prise de tête.

Le gaz fonctionne-t-il par grand froid ? Moins bien : le gaz perd de la pression au froid. On garde la cartouche au chaud près du corps, ou on passe au multicombustible pour les conditions hivernales sévères.


Le réchaud va de pair avec combien de gaz prévoir et la façon de cuisiner malin en réhydratant. Côté préparation, Noma suit votre gaz et vos rations. Planifiez votre sortie sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.