Quand manger en randonnée : le rythme d'une journée qui tient

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 21 juin 2026
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Quand manger en randonnée

Bien manger en randonnée, ce n’est pas seulement choisir les bons aliments, c’est aussi les répartir au bon moment. Le corps qui marche brûle en continu ; si on attend d’avoir faim ou un coup de pompe pour manger, on a déjà laissé le réservoir se vider, et on rattrape toujours ce retard plus difficilement qu’on ne l’aurait évité. Une journée qui tient se règle en quatre temps.

Les quatre temps de la journée

Le matin, un petit-déjeuner riche en glucides pour lancer la machine. C’est le carburant qui vous portera sur les premières heures, souvent les plus exigeantes, alors on ne le saute pas, même sans grand appétit au réveil.

À midi, un déjeuner froid sur le pouce, sans s’arrêter longtemps. En pleine journée, une grosse pause-repas digestion casse le rythme et refroidit le corps. Mieux vaut manger plus léger mais continuer à avancer.

Tout au long de la marche, des en-cas réguliers. C’est le secret le moins glamour et le plus efficace : grignoter un peu, souvent, pour ne jamais laisser l’énergie chuter. C’est ce grignotage continu, plus que les vrais repas, qui évite le fameux coup de pompe.

Le soir, un dîner chaud, plus riche, pour récupérer et réparer avant l’étape suivante. Après une journée d’effort, le repas chaud fait autant de bien au moral qu’aux muscles, surtout par temps frais.

Alterner deux types d’énergie

Pour les en-cas, le truc est d’alterner deux carburants. Les sucres rapides, comme les fruits secs et les barres, donnent un coup de fouet immédiat quand l’énergie baisse. L’énergie longue, comme les oléagineux et le fromage, tient sur la durée. En jouant sur les deux, on évite les montagnes russes du «je mange une barre, je suis bien, une heure après je suis vide». Et par forte chaleur, on ajoute un peu de salé pour compenser ce que la transpiration emporte.

Le truc qui change la journée. Préparez un «sachet du jour» avant de partir, une ration d’en-cas par journée de marche, à garder dans la poche de la veste. On grignote toutes les heures sans avoir à ouvrir le sac ni à y penser, et la fringale qui coupe les jambes en fin d’étape disparaît.

Deux questions qui reviennent

À quelle fréquence manger en marchant ? Un peu toutes les heures plutôt qu’un gros stop. Le grignotage régulier maintient l’énergie bien mieux que deux ou trois repas espacés.

Faut-il vraiment un dîner chaud ? Ce n’est pas obligatoire, mais après une journée d’effort, un repas chaud aide à la récupération et remonte le moral, surtout quand il fait froid. C’est souvent le petit luxe qui transforme un bivouac rude en bon souvenir.


Le rythme, c’est le «quand» ; pour le «combien», voyez les besoins caloriques et l’autonomie, et n’oubliez pas l’eau, qu’on gère sur le même principe de petites prises régulières. Côté préparation, Noma vous aide à planifier vos rations et à suivre leur poids. Planifiez votre sortie sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.