Repas lyophilisés ou faits maison pour le trek ?

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 24 juillet 2026
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Repas lyophilisés ou faits maison ?

Pour le dîner chaud du soir, deux écoles s’affrontent : le sachet lyophilisé du commerce, et le repas composé soi-même. Aucune ne gagne à tous les coups, parce qu’elles ne mettent pas l’accent sur la même chose. Voici de quoi choisir selon ce qui compte le plus pour vous.

Le lyophilisé : léger et sans effort

Le principe est imbattable de simplicité : on verse de l’eau bouillante dans le sachet, on attend quelques minutes, et c’est prêt, sans vaisselle. Le lyophilisé est ultraléger une fois l’eau retirée, se conserve très longtemps, et les recettes se sont nettement améliorées. Ses deux défauts sont connus : le prix, nettement plus élevé qu’un repas maison, et le fait qu’il réclame de l’eau et du gaz pour être réhydraté, donc une source d’eau et une réserve de combustible suffisantes. C’est le choix de la tranquillité, idéal quand on veut zéro préparation et le minimum de poids.

Le fait maison : économique et plaisir

Composer ses repas soi-même, à partir de semoule, de purée en flocons, de fromage, de viande séchée, d’oléagineux ou de plats déshydratés du commerce, revient bien moins cher et permet de manger ce qu’on aime vraiment. On garde la main sur les quantités, sur le goût, sur les apports. En échange, ça demande un peu de préparation avant le départ et un minimum de savoir-faire pour viser des aliments denses en calories et faciles à réhydrater. C’est le choix du randonneur qui aime cuisiner un peu et surveiller son budget.

Comment trancher

Tout dépend de votre priorité. Si vous cherchez le minimum de poids et d’effort et que le budget n’est pas un frein, le lyophilisé gagne. Si vous partez souvent, que le coût compte, ou que le plaisir de manger «vrai» le soir fait partie de la sortie, le fait maison prend l’avantage. Beaucoup de randonneurs font d’ailleurs un mix : du lyophilisé pour les soirs où l’on est lessivé, du maison pour les autres.

Ce que j’ai fini par faire. Au début, tout au lyophilisé, par facilité, jusqu’à ce que l’addition d’un trek de plusieurs jours me refroidisse. Maintenant je mélange : quelques sachets pour les soirs de grosse fatigue où je ne veux penser à rien, et des repas maison simples le reste du temps. Le portefeuille respire et les papilles aussi.

Deux questions qui reviennent

Le lyophilisé en vaut-il le prix ? Pour le poids et la simplicité, oui, surtout sur les sorties courtes ou quand on veut zéro préparation. Sur de longs treks, le coût cumulé pousse beaucoup vers le maison ou un mix.

Que manger le soir sans lyophilisé ? Une base à réhydrater (purée, semoule), enrichie de fromage, de viande séchée ou d’oléagineux pour les calories et le goût. Simple, économique et nourrissant.


Le choix des repas découle de vos besoins en calories et autonomie et du réchaud dont vous disposez. Pensez aussi à garder de quoi manger sans cuisson. Noma vous aide à planifier vos rations et leur poids. Planifiez votre sortie sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.