Checklist matériel de randonnée (jour, week-end, itinérance)

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 24 juin 2026
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Checklist matériel de randonnée

Une bonne checklist ne sert pas à tout emporter. Elle sert à ne rien oublier d’important tout en laissant le superflu à la maison, et c’est un équilibre plus subtil qu’il n’y paraît. Le débutant a tendance à charger «au cas où» ; l’habitué, lui, sait ce qu’il laisse, et c’est souvent là que se gagne le confort de la journée. Voici la logique catégorie par catégorie. Servez-vous-en comme d’une base, puis taillez selon la sortie.

Le socle, pour n’importe quelle sortie

Quelle que soit la durée, quelques familles ne se discutent pas. D’abord ce qui vous porte et vous fait avancer : un sac au bon volume, bien réglé, et de bonnes chaussures avec des chaussettes qui n’attrapent pas l’humidité. Ensuite ce qui vous garde au sec et à température : une couche chaude et une protection pluie, même quand le ciel est bleu au départ, parce qu’en montagne il ne le reste pas toujours. Puis de quoi tenir : de l’eau et de quoi la traiter si vous comptez recharger, des en-cas, un vrai repas dès que la sortie dépasse la demi-journée. Enfin ce qui vous protège : chapeau, lunettes et crème contre le soleil, une petite trousse de secours avec des pansements ampoules en tête de liste, et surtout un téléphone chargé plus la consigne laissée à un proche (où vous allez, quand vous rentrez). Ce dernier point ne pèse rien et peut tout changer.

Quand on dort dehors

Là, on ajoute la maison sur le dos. L’abri d’abord, tente, tarp ou hamac selon votre choix. Le couchage ensuite, et c’est le moment de rappeler une vérité que beaucoup apprennent en grelottant : le sac de couchage ne suffit pas, c’est le matelas qui vous isole du sol, et sans lui le meilleur duvet vous laissera frigorifié. Puis la cuisine : un réchaud, une popote, et le gaz calculé pour vos repas plutôt que deviné. Une frontale, piles ou charge pleine, parce que la nuit tombe plus vite qu’on ne croit. Un minimum d’affaires de rechange gardées au sec dans un sac étanche. Et de quoi remporter ses déchets, les siens comme ceux qu’on croise.

Les petits trucs qui dépannent

Ce sont eux qu’on oublie, et eux qui sauvent une sortie. Une couverture de survie, un sifflet et un couteau ou multi-outil tiennent dans une poche. Une batterie externe sur les sorties longues, parce que le téléphone sert de carte, d’appareil photo et de lien avec les secours, et qu’il se vide vite. Quelques mètres de cordelette et deux ou trois sacs plastique, qui trouvent toujours un usage. Et même avec le GPS du téléphone, une carte et une boussole : l’électronique tombe en panne, gèle ou perd le signal, le papier jamais.

Le test que je fais toujours. La veille, je pose tout sur le lit, puis je retire ce dont je ne me suis pas servi la dernière fois. On garde par habitude un tas de choses qui ne sortent jamais du sac. Chaque objet qui reste doit pouvoir répondre à une question simple : à quoi tu sers vraiment ?

Adapter à la sortie

Pour une journée, le socle suffit, allégé. Pour un week-end, on ajoute l’abri et le couchage. Pour de l’itinérance, on raisonne en plus en autonomie : combien de jours de nourriture et de gaz faut-il porter. Plus la sortie s’allonge, plus chaque gramme compte, et plus il devient payant de peser et alléger son matériel au lieu de tout empiler.

Deux questions qui reviennent

Qu’est-ce qu’on oublie le plus souvent ? Presque jamais le gros matériel, presque toujours les petites choses : pansements ampoules, protection pluie, de quoi traiter l’eau, le sac à déchets. C’est pour ça qu’une liste sert à quelque chose.

Faut-il vraiment une carte papier avec un téléphone ? Oui. Le jour où le téléphone gèle ou n’a plus de batterie en pleine brume, la carte et la boussole sont tout ce qui reste.


Le souci d’une liste papier, c’est qu’on la refait à zéro à chaque sortie et qu’on ne voit jamais ce que tout ça pèse. C’est exactement ce que fait Noma : vous saisissez votre matériel une fois, vous piochez dedans pour chaque aventure, et l’app calcule le poids du sac au passage. Montez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.