Alléger son sac à dos : le poids de base et les trois gros
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Alléger son sac à dos
Alléger son sac, ce n’est pas une coquetterie d’adepte de l’ultraléger, c’est ce qui transforme une journée de souffrance en plaisir. Chaque kilo en moins se ressent à chaque pas, à chaque montée, dans les genoux à la descente. Mais avant de couper les étiquettes de ses vêtements comme le font les extrémistes, il faut comprendre où se cachent vraiment les kilos. La plupart du temps, ce n’est pas là où on croit.
Raisonner en poids de base
Le bon outil mental, c’est le poids de base : le poids de tout votre matériel hors consommables, c’est-à-dire sans l’eau, la nourriture et le gaz qui, eux, se consomment et diminuent en route. Pourquoi cette distinction ? Parce que les consommables sont incompressibles (il vous faut une certaine quantité d’eau et de calories, point), alors que le poids de base, lui, dépend entièrement de vos choix de matériel. C’est donc sur lui qu’on agit. Un randonneur qui annonce un sac «léger» parle presque toujours de son poids de base.
Les trois gros
Voici l’erreur classique : on traque les grammes sur dix petits objets et on ignore les trois pièces qui pèsent vraiment. Le sac à dos, l’abri (tente, tarp) et le couchage (sac plus matelas) représentent à eux seuls l’essentiel du poids de base. C’est là, et nulle part ailleurs, que se gagnent les vrais kilos. Économiser cent grammes sur sa popote pendant qu’on traîne une tente deux fois trop lourde, c’est se tromper de combat. On commence donc toujours par regarder ces trois postes avant le reste.
Peser, vraiment
On ne peut pas alléger ce qu’on ne mesure pas. Le geste fondateur, c’est de peser chaque pièce de son matériel, une fois, et de regarder la somme en face. C’est souvent un choc salutaire : on découvre les objets «au cas où» qui ne servent jamais, les doublons, les pièces lourdes qu’on remplacerait volontiers. À partir de là, alléger devient un jeu de décisions éclairées plutôt qu’une impression vague.
Le déclic, pour moi. Tant que je devinais le poids de mon sac, je le portais sans le questionner. Le jour où j’ai tout pesé et additionné, j’ai vu noir sur blanc les deux ou trois pièces qui plombaient tout, et j’ai gagné plus de poids en un après-midi de tri qu’en des mois de petites économies.
Alléger sans tomber dans l’excès
Un mot de prudence pour finir. Alléger est une excellente chose tant que ça ne sacrifie ni la sécurité, ni le minimum de confort qui vous fait passer une bonne nuit et repartir en forme. Couper dans la couche chaude, l’abri ou de quoi traiter l’eau pour gagner trois cents grammes, c’est de la fausse économie. Le but n’est pas le sac le plus léger possible, c’est le sac le plus léger possible sans rien sacrifier d’essentiel.
Deux questions qui reviennent
C’est quoi le poids de base ? Le poids de votre matériel hors eau, nourriture et gaz. C’est l’indicateur sur lequel on agit, puisque les consommables, eux, sont incompressibles.
Par où commencer pour alléger ? Par les trois gros : sac, abri, couchage. C’est là que se trouvent les vrais kilos, bien plus que dans les petits objets.
Alléger commence par mesurer, et c’est exactement ce que fait Noma : vous saisissez votre matériel une fois, l’app additionne tout, distingue le poids de base des consommables et vous montre où ça pèse, catégorie par catégorie. Pesez votre sac sur Noma. Pour le contenant, voyez quel volume de sac et comment le régler.