Comment choisir ses chaussures de randonnée
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Comment choisir ses chaussures de randonnée
C’est sans doute l’achat le plus important de tout l’équipement, parce que ce sont vos pieds qui font la sortie. De bonnes chaussures se font oublier ; de mauvaises transforment chaque pas en corvée et vous couvrent d’ampoules. Trois questions suffisent à bien choisir, et la dernière compte plus que les deux autres réunies.
Tige basse, mid ou haute ?
C’est le premier arbitrage, et il n’y a pas de bonne réponse universelle, juste un compromis entre maintien et légèreté. La tige basse est légère, respirante et polyvalente : elle convient à la majorité des sorties sur sentier, à condition d’avoir une cheville un peu habituée. La tige haute enveloppe la cheville et rassure en terrain accidenté, avec un sac lourd ou hors sentier, au prix de plus de poids et de chaleur. La mid se situe entre les deux. La tendance de fond va vers plus léger, mais si vous attaquez du terrain technique ou portez lourd, le maintien d’une tige haute garde tout son sens.
Membrane imperméable, ou pas ?
Une membrane type Gore-Tex garde les pieds au sec sous la pluie et dans la rosée, c’est indéniable. Mais elle a un revers qu’on oublie : elle respire moins et sèche très lentement une fois mouillée par l’intérieur ou par-dessus la tige. Si vous marchez surtout l’été et par temps sec, une chaussure sans membrane sera plus fraîche, plus agréable sur de longues heures, et séchera vite après un gué ou une averse. La membrane se justifie si vous randonnez souvent sous la pluie ou en montagne humide ; sinon, la respirabilité l’emporte souvent.
La pointure, le critère qui prime
Voilà le point décisif, celui que les débutants négligent. En randonnée, on prend ses chaussures une demi-pointure à une pointure au-dessus de sa taille de ville. La raison est concrète : en descente, le pied glisse vers l’avant et vient buter contre le bout ; et au fil des heures d’effort, le pied gonfle. Une chaussure pile à la taille vous écrasera les orteils dans chaque descente, jusqu’à l’ongle noir. On essaie donc toujours avec de vraies chaussettes de randonnée, de préférence en fin de journée quand le pied est déjà un peu gonflé, et on vérifie qu’on peut bouger les orteils tout en ayant le talon bien bloqué.
Le test que je fais en magasin. Chaussures lacées, je cherche une descente (un plan incliné, l’escalier du magasin) et je descends quelques marches. Si l’orteil touche le bout, je monte d’une demi-pointure. Mieux vaut découvrir ça sur trois marches que sur mille mètres de descente réelle.
Deux questions qui reviennent
Tige haute obligatoire en montagne ? Non. Beaucoup randonnent en tige basse ou mid, même en montagne, dès lors que la cheville est entraînée et le terrain pas trop technique. La tige haute reste utile sur sol instable et avec une grosse charge.
Faut-il du Gore-Tex ? Seulement si vous marchez souvent dans l’humidité. Par temps sec et l’été, une chaussure respirante sans membrane est souvent plus confortable et sèche plus vite.
Les chaussures et les chaussettes forment un duo : pour finir le travail contre les frottements, voyez comment éviter les ampoules, et pour le reste, quel matériel pour débuter. Noma garde votre matériel et son poids en mémoire. Créez votre inventaire sur Noma.