Que faire en cas de pépin en randonnée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 12 juillet 2026
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Que faire en cas de pépin en randonnée

La randonnée se passe bien la plupart du temps, mais l’imprévu fait partie du jeu : une cheville qui se tord, un orage qui se forme plus tôt qu’annoncé, un sentier qu’on perd. Ce qui distingue une mésaventure d’un vrai problème, ce n’est pas le pépin lui-même, c’est la réaction. Et la première compétence, avant toute technique, c’est de garder son sang-froid. Une décision prise dans la panique est presque toujours mauvaise.

D’abord, s’arrêter et évaluer

Quel que soit le souci, le réflexe est le même que lorsqu’on est perdu : on s’arrête, on respire, on évalue calmement avant d’agir. De quoi s’agit-il vraiment ? Est-ce gérable sur place, ou est-ce que ça dépasse ce que je peux faire seul ? Ai-je le temps, la météo, la lumière de mon côté ? Cette minute d’évaluation, qui semble une perte de temps quand l’adrénaline monte, est précisément ce qui évite d’aggraver les choses.

Selon le pépin

Une blessure. Pour une petite blessure, on soigne sur place (la trousse de secours sert à ça) et on décide si on peut continuer ou s’il vaut mieux écourter. Pour quelque chose de sérieux, on ne joue pas les héros : on stabilise, on se met à l’abri, et on alerte. Forcer sur une cheville ou un genou amoché, c’est souvent transformer une sortie écourtée en évacuation.

La météo qui tourne. Si le ciel se charge, surtout en début d’après-midi où les orages se forment, on n’attend pas de voir. On renonce au sommet ou à la crête, on redescend, on s’éloigne des points hauts et exposés. Faire demi-tour n’est jamais un échec, c’est une décision de montagnard. Le sommet sera encore là la prochaine fois.

L’égarement. On applique la méthode STOP : s’arrêter, réfléchir, observer, planifier, et rester sur place plutôt que d’improviser une route inconnue.

La porte de sortie, pensée à l’avance

Le meilleur moyen de bien gérer un pépin, c’est d’avoir préparé sa gestion avant de partir. Choisir des itinéraires avec une échappatoire (un point d’abandon à mi-parcours, un village, un refuge), garder une marge de temps, avoir prévenu un proche : tout cela transforme un imprévu en simple contretemps. Et si la situation l’exige, on alerte sans hésiter via le 112 ou le 114, sans attendre l’épuisement ou la nuit.

Ce qu’on retient avec le temps. Les randonneurs aguerris ne sont pas ceux à qui rien n’arrive jamais, ce sont ceux qui renoncent sans drame. Faire demi-tour à dix minutes du sommet parce que le ciel noircit, ça pince sur le moment, mais c’est exactement la décision qui fait qu’on en parle le soir au lieu d’y rester.

Deux questions qui reviennent

Faut-il continuer ou faire demi-tour ? En cas de doute sérieux (météo, fatigue, blessure), le demi-tour est presque toujours la bonne réponse. Renoncer fait partie de la randonnée, ce n’est pas un échec.

Quand déclencher les secours ? Dès que la situation dépasse ce que vous pouvez gérer seul en sécurité, sans attendre. Un appel précoce vaut mieux qu’un appel tardif.

Repères généraux, pas un protocole médical. En cas de blessure sérieuse ou de danger, mettez-vous en sécurité et contactez les secours.


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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.