Perdu en randonnée : la méthode STOP pour s'en sortir

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 11 juillet 2026
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Perdu en randonnée : que faire

Ça arrive à tout le monde un jour, même aux randonneurs expérimentés : une intersection mal lue, un sentier qui se perd dans les cailloux, le brouillard qui tombe, et soudain on ne sait plus très bien où l’on est. Le danger, à ce moment précis, n’est pas tant d’être perdu que de mal réagir. L’instinct pousse à accélérer, à improviser, à descendre n’importe où, et c’est exactement ce qui transforme un égarement en vrai problème. Il existe une méthode simple pour reprendre le contrôle, retenue sous l’acronyme STOP.

La méthode STOP

S comme Stop. On s’arrête. Vraiment. Continuer à avancer en espérant que «ça va revenir» ne fait qu’aggraver les choses et vous éloigner de la dernière position connue. Le premier geste est de s’immobiliser et de reconnaître qu’on est perdu, sans paniquer.

T comme Temps de réflexion. On respire, on se pose. À quand remonte le dernier moment où l’on savait précisément où l’on était ? Si ce point est proche et qu’on est sûr du chemin, faire demi-tour pour le rejoindre est souvent la meilleure option. Si on n’en est pas sûr, on reste où l’on est. On en profite pour boire, manger un en-cas, et sortir tout ce qui peut aider : téléphone, sifflet, carte, boussole.

O comme Observation. On regarde autour. Quels éléments remarquables voit-on, un sommet, un lac, une ligne de crête, une vallée, et peut-on les retrouver sur la carte pour se resituer ? C’est ici que la carte et la boussole reprennent tout leur sens.

P comme Plan. On décide, calmement, en fonction de ses forces, de son équipement, de l’heure et de la météo. Soit on a réussi à se resituer et on repart sur une décision réfléchie, soit la situation reste incertaine ou se dégrade, et alors la bonne décision est de rester sur place et d’alerter les secours.

Pourquoi rester sur place

C’est contre-intuitif, mais souvent vital. Tant qu’on bouge au hasard, on est introuvable et on s’épuise. En restant à un endroit dégagé, on économise ses forces, on reste là où un proche prévenu indiquera de chercher, et on se rend repérable (un sifflet porte bien plus loin que la voix, et trois coups répétés sont un signal de détresse reconnu). C’est aussi là que paie la précaution prise avant de partir : avoir dit à quelqu’un son itinéraire et son heure de retour (voir sécurité et numéros d’urgence).

Le piège classique de fin de journée. On se perd, la nuit approche, et la tentation est de descendre vite par n’importe quel versant pour «rejoindre la vallée». C’est précisément là qu’on s’engage dans des terrains dangereux, barres rocheuses ou ravins, qu’on n’aurait jamais pris de jour. Mieux vaut un bivouac improvisé et inconfortable qu’une descente hasardeuse dans le noir.

Deux questions qui reviennent

Faut-il faire demi-tour ou continuer ? Demi-tour si le dernier point connu est proche et le chemin sûr. Sinon, on reste sur place plutôt que d’improviser une route inconnue.

Quand appeler les secours ? Dès que la situation devient incertaine ou dangereuse, sans attendre l’épuisement ou la nuit. Mieux vaut un appel «pour rien» qu’un appel trop tard.


La meilleure façon de gérer un égarement, c’est de l’avoir anticipé : voyez comment préparer sa sortie et les numéros et réflexes d’urgence. Au moment de planifier, Noma vous aide à monter votre aventure. Commencez sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.