S'orienter à la boussole en randonnée
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S’orienter à la boussole
À l’heure du GPS dans la poche, la boussole peut sembler dépassée. Elle ne l’est pas, pour une raison simple : elle ne tombe jamais en panne de batterie et ne perd jamais le signal. Couplée à une carte, elle reste le filet de sécurité de l’orientation, et ses deux usages de base s’apprennent en dix minutes.
L’anatomie, en trois pièces
Une boussole de randonnée tient sur une plaquette transparente, ce qui permet de la poser sur la carte sans la masquer. Dessus, une aiguille aimantée dont la pointe rouge indique toujours le nord magnétique, un cadran gradué qui tourne, et une flèche de direction sur la plaquette. C’est tout. Pas besoin de modèle compliqué pour randonner.
Premier geste : orienter sa carte
C’est le plus utile, et le plus simple. Posez la boussole à plat sur la carte, puis tournez l’ensemble carte et boussole jusqu’à ce que l’aiguille rouge s’aligne avec le nord de la carte. Voilà, votre carte est «orientée» : ce que vous voyez devant vous correspond à ce qui est dessiné devant vous sur le papier. Le sommet à votre droite est à droite sur la carte, la vallée en face est en face. Ce simple geste suffit à dissiper la plupart des doutes, et il évite l’erreur classique de lire sa carte à l’envers.
Second geste : suivre un azimut
Quand le sentier disparaît ou que le brouillard tombe, l’azimut permet de tenir un cap précis. Sur la carte, vous reportez la direction à suivre vers votre objectif, ce qui vous donne un angle, l’azimut. Vous relevez ensuite la boussole devant vous et vous tournez sur vous-même jusqu’à ce que l’aiguille rouge se cale dans son repère : la flèche de direction pointe alors le cap exact à suivre sur le terrain. Vous visez un point repérable dans cette direction, vous marchez jusqu’à lui, et vous recommencez. C’est ainsi qu’on garde une ligne droite même sans rien voir.
La déclinaison, à connaître sans s’en effrayer
Petite subtilité : le nord de la boussole (magnétique) et le nord de la carte (géographique) ne coïncident pas exactement. L’écart s’appelle la déclinaison. Bonne nouvelle pour nous, en France elle est très faible, de l’ordre de 0 à 2 degrés, négligeable pour de la randonnée courante. Sous d’autres latitudes elle peut être importante et mérite une correction, mais chez nous, on peut le plus souvent l’ignorer sans conséquence.
Le réflexe de cinq secondes. Au départ, et à chaque fois que j’ai un doute, j’oriente ma carte. Une fois, et tout se remet en place : on arrête de tourner la carte dans tous les sens et on sait instantanément où l’on regarde. C’est l’usage le plus simple de la boussole, et de loin le plus fréquent.
Deux questions qui reviennent
Faut-il une boussole avec un GPS ? Comme filet de sécurité, oui. Couplée à une carte papier, elle fonctionne sans batterie ni signal, le jour où la technologie lâche.
La déclinaison, c’est grave en France ? Non, elle y est faible (0 à 2 degrés) et négligeable pour la randonnée. C’est un sujet sérieux surtout sous d’autres latitudes.
La boussole va de pair avec la carte et les courbes de niveau, et complète le GPS et les applis plutôt qu’elle ne s’y oppose. Au moment de préparer la sortie, Noma vous aide à monter votre aventure. Commencez sur Noma.