Construire son itinéraire de randonnée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 16 juillet 2026
Sommaire

Construire son itinéraire de randonnée

Choisir où marcher, ça paraît évident, et c’est pourtant là que se jouent la réussite et la sécurité d’une sortie. Un bon itinéraire n’est pas seulement un joli tracé sur une carte : c’est un parcours adapté à votre niveau, au temps dont vous disposez, et qui vous laisse une porte de sortie si ça tourne mal.

Où trouver des idées

Les sources ne manquent pas. Les topo-guides papier proposent des parcours décrits et testés, avec distance, dénivelé et durée. Les applications et plateformes de rando regorgent de traces partagées par d’autres marcheurs, souvent avec photos et avis. Et la bonne vieille carte reste imbattable pour composer soi-même un parcours sur mesure une fois qu’on sait la lire. Quelle que soit la source, ne prenez jamais une trace au pied de la lettre sans vérifier ses chiffres clés.

Évaluer un parcours avant de s’engager

Trois données décident si un itinéraire est pour vous. La distance, bien sûr, mais surtout le dénivelé, qui pèse bien plus lourd dans l’effort, et le niveau technique du terrain. Croisez les trois avec votre forme du moment, estimez un temps de marche réaliste, et vous saurez si la sortie tient dans votre journée. Pensez aussi à la logistique : une boucle ramène à la voiture sans navette, un aller-retour simplifie le repérage, une traversée d’un point à un autre est magnifique mais impose d’organiser le retour.

Le plan B fait partie du tracé

C’est le réflexe qui distingue une sortie bien préparée. En traçant votre parcours, repérez les échappatoires : un point d’abandon à mi-chemin, un village traversé, un refuge en bord de sentier, un raccourci possible. Repérez aussi vos points d’eau si la sortie est longue. Un itinéraire qui offre une sortie de secours transforme un imprévu, météo qui se gâte ou fatigue, en simple contretemps plutôt qu’en piège.

Ce qui change tout sur une première sortie. Pour débuter sur un nouveau terrain, je choisis exprès une boucle avec une échappatoire au milieu. Savoir qu’on peut couper court sans difficulté enlève une bonne partie du stress, et on profite de la marche au lieu de surveiller la montre. La difficulté viendra d’elle-même, sortie après sortie.

Deux questions qui reviennent

Boucle ou aller-retour pour débuter ? La boucle évite la navette et fait varier les paysages ; l’aller-retour est plus simple à suivre et permet de connaître déjà le chemin du retour. Les deux sont de bons choix, avec si possible une échappatoire.

Faut-il suivre une trace toute prête ou créer la sienne ? Une trace partagée est rassurante pour débuter, à condition d’en vérifier la distance, le dénivelé et le niveau. Créer la sienne vient naturellement quand on maîtrise la lecture de carte.


Construire un itinéraire suppose de lire une carte et de comprendre le balisage. Pour le tableau d’ensemble, voyez comment préparer une randonnée. Noma vous aide ensuite à monter votre aventure et la liste qui va avec. Commencez sur Noma.

S

Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.