Choisir sa lampe frontale pour la randonnée et le bivouac

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 17 juillet 2026
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Choisir sa lampe frontale

La frontale fait partie de ces objets qu’on n’utilise pas à chaque sortie, mais qu’on est très heureux d’avoir le jour où le retour s’éternise ou la nuit tombe plus tôt que prévu. Elle libère les mains, ce qu’une lampe classique ne fait pas, et c’est exactement ce qu’on veut en marchant. Trois critères suffisent à bien la choisir, et un mode souvent ignoré change le confort au bivouac.

Combien de lumens

Le réflexe est de viser le maximum de puissance, mais c’est rarement utile. Pour s’éclairer au bivouac, monter la tente, dîner, lire, moins de 100 lumens suffisent largement. Pour randonner et éclairer le chemin à une dizaine de mètres, on est confortable entre 100 et 200 lumens. Au-delà, on entre dans des usages spécifiques (course de nuit, terrain technique) dont le randonneur n’a en général pas besoin. Trop de puissance, c’est surtout de la batterie consommée pour rien et un faisceau qui éblouit ses compagnons.

Autonomie et alimentation

L’autonomie compte autant que la puissance : on veut une lampe qui tienne plusieurs heures en mode moyen, et toute une soirée de camp sur une charge. Côté alimentation, trois écoles. Les piles offrent simplicité et grande autonomie, et se remplacent partout. Les modèles rechargeables (USB) sont pratiques et économiques à l’usage, à condition de penser à les recharger. Les frontales hybrides, qui acceptent les deux, offrent le maximum de flexibilité : on recharge au quotidien, et on garde des piles en secours pour les longues sorties sans prise.

Le mode rouge, le détail qui compte

Beaucoup de frontales ont un mode lumière rouge, et c’est précieux au bivouac. La lumière rouge préserve la vision nocturne, alors que la lumière blanche l’efface d’un coup, et surtout elle n’éblouit pas les voisins de tente ni de dortoir. Sortir chercher quelque chose la nuit, lire un peu, sans réveiller tout le monde avec un phare blanc : c’est tout l’intérêt du rouge.

Ce que je regarde en premier, désormais. Avant, je choisissais sur les lumens, en pensant que plus c’était fort, mieux c’était. Maintenant, je regarde l’autonomie en mode moyen et la présence d’un mode rouge. Une frontale de 150 lumens qui tient longtemps et n’éblouit pas le voisin de bivouac vaut mieux qu’un projecteur qui vide sa batterie en deux heures.

Deux questions qui reviennent

Combien de lumens pour une frontale de randonnée ? Entre 100 et 200 lumens pour marcher, moins de 100 pour le bivouac. Inutile de viser des puissances extrêmes pour un usage de randonnée classique.

Piles ou rechargeable ? Le rechargeable est pratique et économique au quotidien ; les piles rassurent sur les longues sorties sans prise. L’hybride combine les deux avantages.


La frontale fait partie des indispensables et de la checklist matériel. Sur les sorties longues, pensez à l’énergie et la batterie. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.