Gérer son énergie en randonnée : batterie externe et recharge

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 15 juillet 2026
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Gérer son énergie en randonnée

Sur une sortie à la journée, la question ne se pose pas. Mais dès qu’on part plusieurs jours sans prise de courant, l’énergie devient un sujet, parce que le téléphone est à la fois carte, appareil photo et lien avec les secours. Le garder en vie, c’est une affaire d’anticipation, pas d’improvisation au bord de la panne.

Ménager avant de recharger

La première économie, c’est de moins consommer. Quelques réflexes prolongent énormément l’autonomie : activer le mode économie d’énergie dès le départ, couper ce qui ne sert pas, baisser la luminosité, et surtout garder l’appareil au chaud par grand froid, car la batterie se vide deux fois plus vite dans le gel. Le GPS et l’écran sont les plus gourmands, donc on évite de laisser une appli de suivi tourner écran allumé en permanence. Bien géré, un téléphone tient bien plus longtemps qu’on ne croit.

Dimensionner sa batterie externe

Pour les sorties de plusieurs jours, une batterie externe est la solution la plus simple et la plus fiable. On la dimensionne selon le nombre de recharges nécessaires : une batterie compacte offre en gros une à deux charges complètes de téléphone, une plus grosse trois ou quatre, au prix du poids. On évite de surdimensionner, parce qu’une grosse batterie pèse lourd pour rien si on n’utilise qu’une fraction de sa capacité. On part chargée à bloc, et on n’oublie pas le bon câble.

Le solaire, à sa juste place

Le panneau solaire fait rêver, mais voyons les choses en face : il est lent, dépend d’un ensoleillement franc, et marche mal si on marche en forêt ou par temps couvert. Sur un trek très long et ensoleillé, en appoint, il peut avoir du sens. Pour la plupart des sorties, une batterie externe bien dimensionnée est plus simple, plus fiable et souvent plus légère que le couple panneau plus batterie. Le solaire est une solution de niche, pas le réflexe par défaut.

La hiérarchie que je garde en tête. L’énergie ne sert pas qu’à prendre des photos : le téléphone est mon lien avec les secours et ma carte de secours. Donc je préserve d’abord (mode éco, au chaud), je porte une batterie externe pour les sorties longues, et je considère le solaire comme un gadget sauf cas très particulier. La photo passe après la sécurité.

Deux questions qui reviennent

Quelle batterie externe pour un trek de plusieurs jours ? Une qui couvre le nombre de recharges prévues : compacte pour une à deux charges, plus grosse pour trois ou quatre. On évite de surdimensionner, car ça pèse.

Un panneau solaire vaut-il le coup ? Rarement pour de la randonnée classique : lent et dépendant du soleil. Une batterie externe est plus simple et fiable. Le solaire ne s’envisage qu’en appoint sur de très longues sorties ensoleillées.


L’énergie alimente la frontale, le téléphone et, le cas échéant, une balise. Elle fait partie de la sécurité. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.