Couteau, sifflet, couverture de survie : les petits indispensables de la randonnée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 20 juillet 2026
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Les petits indispensables de la randonnée

Ce sont les objets qu’on oublie en faisant son sac et qu’on regrette au mauvais moment. Aucun ne pèse grand-chose, et chacun a une vraie raison d’être là. Plutôt qu’une liste à cocher, voici le pourquoi de chacun, parce que c’est ce qui fait qu’on ne les laisse pas à la maison.

Ceux qui dépannent au quotidien

Un couteau ou un petit multi-outil sert mille fois : couper du fromage et du saucisson, ouvrir un emballage récalcitrant, bricoler une réparation de fortune. Inutile de viser le gros couteau de survie, une lame simple et légère suffit largement. Un briquet ou des allumettes dans un sachet étanche dépannent pour allumer le réchaud quand l’allumage piézo lâche, ou pour un feu si la situation l’exige et que c’est autorisé. Quelques mètres de cordelette et deux ou trois sacs plastique trouvent toujours un usage, du lacet de rechange improvisé au rangement des affaires mouillées.

Ceux qui rassurent en cas de pépin

Une couverture de survie, cette fine feuille métallisée qui ne pèse rien, conserve la chaleur corporelle en cas d’attente forcée, de blessure ou de coup de froid. C’est l’objet qu’on espère ne jamais sortir, et qui peut faire la différence le jour où ça arrive. Un sifflet porte bien plus loin que la voix et s’entend quand on est introuvable : trois coups répétés sont un signal de détresse reconnu, et souffler dans un sifflet épuise beaucoup moins que crier. Enfin, garder une pièce d’identité, un peu d’espèces et de quoi noter (un contact d’urgence par exemple) ne coûte rien et peut servir.

Le principe, plutôt que la liste

Le bon réflexe n’est pas d’emporter tout ce qui existe, mais de se demander pour chaque objet : à quoi sert-il vraiment, et qu’est-ce que je risque sans lui ? Les petits indispensables passent ce test haut la main, parce qu’ils pèsent presque rien et couvrent des situations où l’on serait sinon démuni. C’est tout l’inverse des objets «au cas où» volumineux qui ne sortent jamais du sac.

Celui qui m’a le plus surpris par son utilité. Le sifflet. On l’emporte sans y croire, jugeant qu’on n’en aura jamais besoin. Puis un jour on perd un membre du groupe dans le brouillard, et trois coups de sifflet le ramènent là où la voix se perdait. Ça ne pèse rien, ça vit accroché au sac, et le jour où ça sert, on est bien content de l’avoir.

Deux questions qui reviennent

Quels petits objets ne jamais oublier ? Un couteau ou multi-outil, un sifflet, une couverture de survie, de quoi faire du feu, un peu de cordelette et des sacs plastique. Tous légers, tous utiles.

Faut-il un gros couteau de survie ? Non, une lame simple et légère suffit pour les usages réels de la randonnée. Le gros couteau, c’est du poids et un faux besoin.


Ces indispensables complètent la trousse de secours et figurent dans la checklist matériel. Pour le reste, voyez quel matériel pour débuter. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.