La trousse de secours en randonnée : quoi mettre dedans

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 7 août 2026
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La trousse de secours en randonnée

Une bonne trousse de secours de randonnée n’est pas une pharmacie portative : c’est un kit ciblé, léger, qui répond aux pépins réellement fréquents en marche. Trop la charger, c’est porter du poids inutile qu’on ne sortira jamais ; trop la négliger, c’est se retrouver démuni pour une simple ampoule. L’idée est de couvrir l’essentiel, par usage.

Le contenu, par type de besoin

On la construit en pensant aux situations, pas aux produits. Contre les ampoules, le souci le plus courant : des pansements hydrocolloïdes (seconde peau), et de quoi protéger un point chaud. Pour les plaies : de quoi désinfecter, des pansements et compresses, un peu de sparadrap. Pour les douleurs et coups : un antalgique courant, une bande élastique type élasto pour une cheville ou un strapping léger. Quelques extras de terrain font la différence : une pince à tiques (indispensable dès qu’on traverse herbes et forêts), une couverture de survie, éventuellement des pastilles pour traiter l’eau. Et, si vous suivez un traitement, vos médicaments personnels, en quantité suffisante.

L’adapter à la sortie

Une trousse n’est pas figée. Pour une balade de quelques heures près de chez soi, un minimum suffit. Pour un trek de plusieurs jours, loin de tout et à plusieurs, on étoffe : plus de pansements, de quoi gérer une entorse ou une plaie plus sérieuse, en pensant qu’on est loin d’une pharmacie. On adapte aussi au terrain (la pince à tiques est prioritaire en moyenne montagne boisée) et à la composition du groupe.

Savoir s’en servir

C’est le point qu’on oublie : le meilleur kit ne vaut rien si on ne sait pas l’utiliser. Connaître les gestes de base (nettoyer une plaie, poser un strapping, réagir face à une entorse) compte autant que le contenu de la trousse. Une formation aux premiers secours est l’un des meilleurs investissements d’un randonneur régulier, bien plus utile que le dernier gadget.

Ce que j’ai fini par retirer, et ajouter. Au début, ma trousse était une mini-pharmacie que je ne touchais jamais. Avec l’expérience, je l’ai allégée à ce qui sert vraiment, et j’y ai ajouté ce que j’avais regretté de ne pas avoir : des pansements ampoules en quantité, et une pince à tiques. Une trousse utile, c’est celle qu’on a réfléchie à partir de ses vraies sorties, pas celle achetée toute faite et jamais ouverte.

Deux questions qui reviennent

Que mettre en priorité dans une trousse de secours ? Pansements ampoules, de quoi désinfecter et couvrir une plaie, un antalgique, une bande élastique, une pince à tiques et une couverture de survie. Plus vos médicaments personnels.

Faut-il une grosse trousse ? Non, une trousse ciblée et légère, adaptée à la durée et au terrain. Mieux vaut un petit kit qu’on maîtrise qu’une grosse trousse qu’on ne sait pas utiliser.

Informations générales, pas un protocole médical. Une formation aux premiers secours reste la meilleure préparation.


La trousse fait partie des indispensables et de la checklist matériel, au service de la sécurité. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.