Choisir sa veste imperméable de randonnée : Schmerber, respirabilité et déperlance
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Choisir sa veste imperméable de randonnée
La veste imperméable, c’est la troisième couche, celle qui vous protège du vent et de la pluie. Sur le papier, toutes se ressemblent ; en pratique, deux chiffres font toute la différence, et un troisième détail, souvent ignoré, décide de sa durée de vie. Une fois qu’on les comprend, on arrête de payer trop cher pour des performances qu’on n’utilisera jamais, ou de grelotter sous une veste qui ne respire pas.
Le premier chiffre : l’imperméabilité (Schmerber)
L’imperméabilité se mesure en millimètres de colonne d’eau, qu’on appelle aussi Schmerber. L’idée derrière la mesure est concrète : on dresse une colonne d’eau au-dessus du tissu, et on note la hauteur à partir de laquelle l’eau commence à passer. Plus le chiffre est haut, plus la veste résiste. Pour la randonnée, visez au minimum 15 000 mm. Pour la haute montagne ou une mousson, montez à 20 000 et plus. À titre de repère, une membrane Gore-Tex tourne autour de 28 000, ce qui explique sa réputation.
Le second chiffre : la respirabilité (RET)
C’est celui qu’on oublie, et c’est pourtant lui qui fait la différence entre une bonne veste et un sac plastique. Une veste parfaitement étanche mais qui ne respire pas vous garde au sec de la pluie, mais vous trempe de l’intérieur : votre transpiration ne s’évacue pas, se condense, et vous voilà mouillé quand même, par votre propre sueur. La respirabilité se mesure en RET, et là c’est l’inverse, plus le chiffre est bas, mieux la veste respire. En dessous de 6, c’est ultra-respirant, fait pour l’effort intense. Entre 6 et 12, c’est le bon créneau pour la randonnée. Au-delà de 12, ça respire mal. Le Gore-Tex se situe entre 6 et 12.
Le détail qui dure : la déperlance (DWR)
La membrane imperméable se trouve à l’intérieur ; le tissu extérieur, lui, reçoit un traitement déperlant, le DWR, qui fait perler l’eau en gouttelettes au lieu de la laisser imbiber le tissu. C’est ce traitement qui s’use en premier, au bout de quelques sorties et de quelques lavages. Quand vous voyez le tissu «boire» l’eau au lieu de la faire rouler, la membrane respire moins bien, et la veste semble moins imperméable alors qu’elle l’est encore. La bonne nouvelle, c’est que le DWR se réactive : un lavage avec un produit adapté, parfois un coup de chaleur au sèche-linge ou au fer doux, et la déperlance repart.
Ce qu’on apprend en se trompant. La première veste, on la prend souvent sur le seul critère de l’imperméabilité, le plus gros chiffre possible. Puis on transpire dedans à la première montée et on comprend que la respirabilité comptait autant. Pour la randonnée, une veste 20 000 Schmerber qui respire bien vaut mieux qu’une 30 000 qui étouffe.
Deux questions qui reviennent
Quelle imperméabilité pour la randonnée ? Au moins 15 000 mm Schmerber pour de la rando classique, 20 000 et plus pour la haute montagne ou les fortes pluies prolongées.
Ma veste ne semble plus imperméable, faut-il la changer ? Pas forcément. Si le tissu boit l’eau au lieu de la faire perler, c’est souvent la déperlance qui est usée. Un lavage adapté la réactive avant d’envisager d’en racheter une.
La veste imperméable est la couche externe du système 3 couches : elle protège le travail des deux autres. Pour le reste de l’équipement, voyez quel matériel pour débuter. Et pour suivre ce que tout ça pèse, Noma tient votre inventaire et calcule le sac. Créez votre inventaire sur Noma.