Mousse, autogonflant ou gonflable : quel type de matelas de randonnée ?

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 29 juillet 2026
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Mousse, autogonflant ou gonflable ?

On a vu ailleurs que le matelas et sa valeur R décident en grande partie de la chaleur de la nuit, bien plus que le sac de couchage. Reste à choisir le type de matelas, et là, trois familles s’affrontent, chacune avec sa personnalité. Le bon choix dépend de ce que vous privilégiez entre confort, poids et tranquillité d’esprit.

Les trois familles

Le tapis mousse est le plus simple : une plaque de mousse à dérouler. Il est quasi indestructible (impossible à crever), très léger, et ne coûte presque rien. En échange, il isole modérément, il est encombrant car il ne se compresse pas, et le confort reste spartiate. C’est le choix de la robustesse et de l’insouciance : on s’assoit dessus n’importe où, on ne craint rien.

Le matelas autogonflant combine une mousse à cellules ouvertes et une valve : on ouvre, il aspire l’air et se gonfle en partie tout seul. Il offre un bon équilibre confort-isolation et reste assez robuste, mais il est plus lourd et plus encombrant qu’un gonflable. Un choix sûr et confortable pour qui ne traque pas le moindre gramme.

Le matelas gonflable se gonfle à la bouche ou à la pompe et atteint le meilleur confort pour le plus faible encombrement, souvent avec une bonne isolation grâce à ses cloisons internes. Son défaut est connu : il peut crever, et un matelas percé en pleine nuit, c’est le sol froid d’un coup. D’où l’intérêt d’emporter un petit kit de réparation sur les sorties longues, et d’éviter de le gonfler sur les épines.

Mon arbitrage selon la sortie. Pour une nuit improvisée ou un usage musclé (s’asseoir sur les cailloux, prêter à un copain peu soigneux), la mousse, increvable. Pour le confort sur plusieurs jours sans trop de poids, le gonflable, avec son kit de réparation au cas où. L’autogonflant, c’est le compromis tranquille quand le poids n’est pas une obsession.

Et l’oreiller ?

Petit confort qui change le sommeil. Soit un oreiller gonflable, minuscule et léger, soit la solution gratuite et éprouvée : sa doudoune et ses vêtements de rechange roulés dans un sac, qui font un excellent coussin sans rien ajouter au poids.

Deux questions qui reviennent

Quel matelas pour débuter ? Le mousse pour la tranquillité (increvable, pas cher) ou l’autogonflant pour le confort sans fragilité. Le gonflable apporte le meilleur confort-poids mais demande d’éviter les crevaisons.

Faut-il un oreiller ? C’est un confort, pas une nécessité. Un oreiller gonflable léger fait le travail, mais des vêtements roulés dans un sac aussi, gratuitement.


Le type de matelas se choisit avec sa valeur R et en duo avec le sac de couchage. Pour le reste, voyez quel matériel pour débuter. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.