Lunettes et protection solaire en randonnée : catégorie 3, 4 et bon sens

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 2 août 2026
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Lunettes et protection solaire en randonnée

On sous-estime presque toujours le soleil en montagne, et c’est une erreur qui se paie en coups de soleil, en yeux fatigués, parfois pire. La cause est simple : plus on monte, moins l’atmosphère filtre les ultraviolets, donc le rayonnement tape plus fort. Et la neige ou l’eau renvoient cette lumière, doublant l’agression. Se protéger n’est pas un luxe d’esthète, c’est du bon sens de terrain.

La catégorie des lunettes, le bon repère

Les lunettes de soleil sont classées par catégorie de protection, de 0 à 4, selon la quantité de lumière qu’elles filtrent. Pour la randonnée en montagne et par forte luminosité, on vise la catégorie 3, qui couvre la grande majorité des sorties. Sur glacier, névé ou en haute altitude, là où la réverbération sur la neige est extrême, on passe à la catégorie 4, beaucoup plus foncée. Attention, un détail réglementaire utile : la catégorie 4 est interdite à la conduite, car elle assombrit trop. Une simple paire de lunettes de ville en catégorie 1 ou 2 ne suffit pas en montagne ; on choisit selon le terrain réel.

Le reste de la protection

Les yeux ne sont qu’une partie de l’histoire. La peau prend aussi cher : on applique une crème solaire à indice élevé sur le visage, la nuque, les oreilles, et on renouvelle dans la journée, surtout si on transpire. Un chapeau ou une casquette protège le crâne et le visage, et un buff peut couvrir la nuque. Pensez aussi aux zones traîtres qu’on oublie : le dessous du menton et le nez, qui prennent la lumière réfléchie par la neige. Sur la chaleur elle-même et le risque de coup de chaud, on rejoint la gestion de l’effort et de l’hydratation.

La brûlure qui surprend tout le monde. La première sortie sur névé au printemps, ciel pas même très clair, et le soir : visage cramé, y compris sous le menton, brûlé par la lumière renvoyée par la neige. On pense au soleil de face, on oublie celui qui rebondit du sol. Depuis, crème partout et bonnes lunettes dès qu’il y a de la neige, même par temps voilé.

Deux questions qui reviennent

Catégorie 3 ou 4 pour la montagne ? Catégorie 3 pour la randonnée courante en montagne ; catégorie 4 pour le glacier, la neige et la haute altitude, où la réverbération est extrême. La 4 est interdite au volant.

Pourquoi attrape-t-on des coups de soleil si vite en altitude ? Parce que l’atmosphère filtre moins les UV en hauteur, et que la neige réfléchit la lumière. Le rayonnement est bien plus fort qu’en plaine, même par temps couvert.


La protection solaire fait partie du confort et de la sécurité, comme les lunettes dans la checklist. Pour le reste, voyez quel matériel pour débuter. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.