Gants, bonnet et tour de cou : protéger ses extrémités en randonnée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 27 juillet 2026
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Gants, bonnet et tour de cou

Ce sont les pièces qu’on oublie en faisant son sac, et qu’on regrette amèrement au premier sommet venté. Les extrémités, tête et mains en tête, sont de grosses sources de déperdition de chaleur : le corps y fait circuler beaucoup de sang, et le froid les attaque en premier. Les protéger coûte presque rien en poids et en place, et fait une différence énorme sur le confort, surtout à l’arrêt et en altitude où le vent mord.

Le bonnet et les mains, priorité au froid

Dès qu’il fait frais, un bonnet léger change la donne, parce que la tête, peu couverte, perd beaucoup de chaleur. Il se glisse dans une poche et ne pèse rien. Pour les mains, le besoin varie : une simple paire de gants fins coupe-vent suffit en mi-saison pour les pauses et les crêtes ventées, tandis que le froid sérieux ou l’hiver demande des gants plus chauds et imperméables. Des mains gelées rendent maladroit et gâchent le plaisir, alors on prévoit selon la saison.

Le buff, le couteau suisse du tissu

S’il ne fallait emporter qu’une petite pièce, ce serait sans doute le tour de cou, le fameux buff. Ce simple tube de tissu se porte de mille façons : autour du cou contre le vent, remonté sur le bas du visage par grand froid, en bandeau pour les oreilles, en cache-nuque contre le soleil, voire en bonnet improvisé. Pour quelques grammes, il couvre une étonnante variété de besoins, du froid à la protection solaire, ce qui en fait l’un des meilleurs rapports utilité-poids du sac.

Ce que j’ai appris à mes dépens. Une belle journée d’été, sommet à l’arrivée, et un vent glacial que rien n’annonçait en bas. Sans bonnet ni buff, la pause «photo et casse-croûte» tourne court, on grelotte et on repart frustré. Depuis, même par beau temps, un bonnet et un buff dorment au fond du sac. Ils ne pèsent rien, et le jour où le vent se lève en altitude, ils sauvent la pause.

Deux questions qui reviennent

Faut-il un bonnet même en été ? En montagne, oui, un bonnet léger ou un buff. Le vent en altitude peut rendre une pause au sommet glaciale, même par une chaude journée en vallée.

Le buff, c’est vraiment utile ? Très. Pour quelques grammes, il fait tour de cou, cache-visage, bandeau, protection solaire de la nuque. C’est l’une des pièces les plus polyvalentes de l’équipement.


Ces petites pièces complètent le système 3 couches et protègent du froid ressenti. Pour le reste, voyez quel matériel pour débuter. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.