Bien choisir ses chaussettes de randonnée

Par Simon Briquet-Loggia, Fondateur de Noma Publié le 25 juillet 2026
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Bien choisir ses chaussettes de randonnée

On investit dans de bonnes chaussures et on glisse dedans la première paire de chaussettes venue. Erreur classique, parce que la chaussette est la première interface entre le pied et la chaussure, et qu’elle pèse autant que la chaussure dans l’apparition, ou non, des ampoules. Bien la choisir coûte peu et change beaucoup.

Encore une fois, pas de coton

La cause des ampoules, c’est le trio frottement, humidité, mauvais ajustement. La chaussette joue sur les deux premiers. Une chaussette en coton absorbe la sueur, reste humide, ramollit la peau et multiplie les frottements : c’est l’usine à ampoules. On choisit donc une chaussette qui évacue, en laine mérinos (confortable, anti-odeur, régule bien la température) ou en synthétique (sèche vite). Le mérinos est le grand favori des randonneurs pour les pieds, justement parce qu’il garde au sec sans surchauffer.

Ce qui distingue une bonne chaussette

Au-delà de la matière, quelques détails comptent. Les zones renforcées au talon et à la pointe encaissent l’usure et amortissent. La hauteur doit dépasser la tige de la chaussure pour éviter le frottement direct peau contre cuir, surtout avec une tige mid ou haute. Et l’ajustement doit être net, sans plis ni flottement, car un pli de chaussette est un point chaud en puissance. Certains adoptent la double épaisseur ou une fine sous-chaussette : le principe est malin, ce sont les deux couches qui frottent l’une contre l’autre plutôt que la chaussette contre la peau.

Le luxe qui ne pèse rien. Une paire de chaussettes sèche au fond du sac, gardée pour le soir ou pour remplacer une paire trempée par un gué ou la transpiration. Enfiler du sec en fin d’étape, c’est un confort minuscule en poids et énorme en sensation, et c’est aussi un coupe-ampoules : un pied au sec est un pied qui ne cloque pas.

Deux questions qui reviennent

Quelles chaussettes contre les ampoules ? Des chaussettes en mérinos ou synthétique (jamais coton), bien ajustées, qui évacuent l’humidité. La double épaisseur ou une sous-chaussette fine limite encore les frottements.

Faut-il emporter des chaussettes de rechange ? Oui, au moins une paire sèche. Changer de chaussettes en cours ou en fin d’étape garde les pieds au sec et prévient les ampoules.


Chaussettes et chaussures forment le duo qui décide du sort de vos pieds, avec les bons réflexes anti-ampoules. Pour le reste, voyez quel matériel pour débuter. Noma tient votre inventaire. Créez votre inventaire sur Noma.

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Simon Briquet-Loggia

Fondateur de Noma

Simon Briquet-Loggia est le fondateur de Noma. Il randonne depuis une dizaine d'années, des longues sorties en Île-de-France aux treks en itinérance en Auvergne, et a roulé sa bosse plus loin : Asie du Sud, trek en Amazonie, road trips en Amérique du Nord. Il a créé Noma parce que les applis de préparation ne parlent que de matériel, alors que l'eau, les rations et le gaz font tout autant l'autonomie.